**Mardi 24 juillet**
My Generation
Ouverture des festivités par
The Mondrians, qui peuvent enfin gravir une scène valable de suisse romande et démontrer l’étendue de leur talent. Et quelle démonstration !
On peut argumenter longuement sur les raisons du public abondant présent sous le Club Tent aux coups des 17h ; heures pas vraiment idéales pour mettre le feu à un public énervé par les embouteillages et craignant les menaces du ciel ; mais ce fut un bon plaisir de constater son importance non négligeable, et encore, quand on pense aux nombreuses présences promises encore coincées sur les routes, on se dit que ce groupe a enfin l’audience et l’infrastructure qu’il mérite. Et en avant les titres. Les chansons sont bonnes, cela n’est pas nouveau, bien que certaines commencent à m’ennuyer mais tout le monde n’a pas assisté à plus de dix concerts alors motus. Pourtant on a droit à des titres mis de côté depuis quelques temps sur la scène, et j’ai donc beaucoup apprécié le retour de
Across the Sky et de
Sing it Aloud (in the Country) si je ne torture pas les titres…Les 4 gars ont de la place pour donner libre cours à leur bougeotte énervée, Louis entame carrément un combat avec sa basse, l’envoyant en tous sens mais gardant la note juste (même si « c’était pas mon meilleur concert et gnagnagna »). Et les deux jeunes pousses d’Alric sont de pures bonheurs :
The Girl in the Movie et surtout
Synphonie, dont je suis une fan intégrale. Vraiment une chanson magnifique, appelant un refrain mélodieux qui reste dans la tête et qui en ressort quand on est serein, et des couplets nerveux, défoulant, enrageants. LA chanson de ce premier jour de Paléo.
Out of Banana, avec ses notes lancinantes après une balade romantico-mielleuse, était selon moi la chanson parfaite d’introduction de concert, mais elle fait désormais partie de milieu de show. Bref, pour en finir, très bon concert des
Mondrians, aux niveaux matos, audience, jeu de scène, l’harmonie des musiciens, … Pour moi c’est le meilleur (et bien oui putain de queue d’entrée beaucoup trop longue au Völkshaus), avec même un final de
XMas moins long et donc moins tendant pour cette fois ! Bref, bravo du fond des c… !
Take It or Leave It
Pause Nourriture - Coup d’½il à
!!!, ou coup d’½il au postérieur et à la poitrine de la chanteuse, qu’elle a fort prononcés d’ailleurs, et son chanteur sous amphét’, mais acceptons un tel engouement et ne faisons pas nos langues de vipères - Coup d’½il à
J-L Murat, qui geint des « bouge ton petit cul de suisse », raffinée la chanson française parfois… - Coup d’½il à
Donavon F., qui ne me retiens point – Coup d’½il aux
Naast entre douze bières, introduction du groupe qui vaut le détour, Gustave me tend autant que le leader de
Perrine et les Garçons, mais jeu assuré, même si la musique ne me plaît pas. Les projectiles volent, et les fourchettes ou les blagues les plus courtes sont les meilleures, bref un parterre où ont germé les mauvaises herbes dites anti-Naast, qui n’aiment pas mais aiment le montrer, comme si cela intéressait quelqu’un.
It’s Oh So Quiet
Les
Arctic ne semblent pas un groupe de festival, mais il y a beaucoup de groupes à qui ça fait chier de jouer à un festival, parce que le son n'est pas top et que le public n'est pas forcément venu pour vous. On peut comprendre les réticences mais là c’en était franchement terriblement décevant, je me suis faite autant chier qu'Alex semblait se faire chier, tu as le droit de ne pas avoir envie, mais le montrer pareillement, comme en jouant les quelques notes révélatrices du prochain morceaux juste pour faire chier, vraiment une attitude de merde. Au début, je me persuadais encore que la statique platitude du groupe était du à la technique poussée que leur exigent leurs titres, mais on pouvait voir clairement que c’était maîtrisé aisément et que les 3 aux avants semblaient plus essayer de se souvenir s’ils avaient mis un caleçon ou un slip ce matin. Donc mon attention fut reportée sur le batteur, qui est vraiment surprenant et qui parvient même à se charger de certains backing vocals. Sinon niveau musique au sens strict, de la grande maîtrise, très carré, pas une note qui diffère des albums, et c’est bien ça qui est dommage. Autant s’écouter
Favourite Worst Nightmare au sec dans son salon avec une bonne Franziskaner.
Le public aussi m'a tendu ce soir-là, les « pogos » j'aime bien sur le son de la musique, en chantant les titres, en ne quittant pas la scène des yeux, mais là il devait n’y avoir que des adulateurs de Muse qui s'en peinturluraient les narines avec le pinceau de l’indifférence du show que pouvait offrir les anglais. Donc ça saute en tout sens, et beaucoup trop violemment par rapport aux rythmes, bref se sont vraiment trompé de concert. Résultat j'ai totalement zappé
Brianstorm car trop omnubilée par la volonté de survivre encore un jour pour
Arcade Fire, mais quand même réussi à me retrouver à terre écrasées sous trois toilettes Roxylife Quicksilver.
Il aurait fallu céder un peu d’énergie de la fosse à la scène…
This is the end, my only friend.
Et on zappe le concert de
Muse (trop science-fiction pour moi) et on force les potes à traverser à la nage l’entrée du camping direction la scène FMR pour un petit bout de
Solange la Frange. Malgré le chemin peu engageant et la forte concurrence il y a du monde sous le petit couvert. Trois titres et puis m’en va, c’était pas moi au volant, mais un dernier
Reykjavik pour clore cette première journée de Paléo, forte en surprises.
Clap Your Hands Say Yeah