Coin lecture : Amélie Nothomb

Coin lecture : Amélie Nothomb
Oeuvres lues :
- Le sabotage amoureux *
- Stupeur et tremblements *
- Cosmétique de l'ennemi
- Métaphysique des tubes * = mon préféré


...et je suis au milieu des Les Combustibles

Outre le fait que Métaphysique des tubes soit mon oeuvre préférée parmis celles que j'ai lues, je dois aussi souligner le fait que j'aime plutôt ses livres "à Je"* , qui parle de son expérience personnelle (oui elle en a vécu des choses!).

"C'est pourquoi, à ce stade de son développement, nous appellerons Dieu le tube." Métaphysique des tubes

"Je demandai de quoi il s'agissait. On m'expliqua que c'était une carpe, en l'honneur de mai, mois des garçons.(...)Mai méritait bien d'être le mois des garçons : c'était un mois de déclin" Métaphysique des tubes

"La mort, j'avais examiné la question de près : la mort, c'était le plafond." Métaphysique des tubes

"A quoi bon se tuer à naître si ce n’est pour connaître le plaisir ?" Métaphysique des tubes

"C'est drôle ce besoin qu'ont les gens d'accuser les autres d'avoir gâché leur existence. Alors qu'ils y parviennent si bien eux-mêmes, sans l'aide de quiconque." Cosmétique de l'ennemi

"Sans ennemi, l'être humain est une pauvre chose. Sa vie est une épreuve, un accablement de néant et d'ennui." Le sabotage amoureux

"L'univers existe pour que j'existe." Le sabotage amoureux


Voilà je vous invite à la lire.


Pix : Amélie Nothomb.

# Posté le lundi 26 juin 2006 11:54

These boots are made for walking

These boots are made for walking
You keep saying you've got something for me
Something you call love but confess
You've been a'messin' where you shouldn't 've been a'messin'
And now someone else is getting all your best

Well, these boots are made for walking, and that's just what they'll do
One of these days these boots are gonna walk all over you

You keep lyin' when you outta be truthin'
You keep losing when you outta not bet
You keep samin' when you outta be a'changin'
What's right is right but you ain't been right yet

These boots are made for walking, and that's just what they'll do
One of these days these boots are gonna walk all over you

You keep playing where you shouldn't be playing
And you keep thinking that you'll never get burnt
Well, I've just found me a brand new box of matches
And what he knows you ain't had time to learn

These boots are made for walking, and that's just what they'll do
One of these days these boots are gonna walk all over you

Are you ready, boots ?
Start walkin' !!!!

Nancy Sinatra - Boots

>Regarde-moi bien : je t'ignore!<

Situation : Tu as sorti ta petite robe blanche ultra-moulante des 7o's. Tu mets ce que tu veux ce soir, le regard des autres tu t'en tamponnes les amigdales. Tu te sens au-dessus de tout cela pour une fois, quelle libération! Non seulement tu ne te sens pas critiquée, mal à l'aise et gênée, mais tu te sens en supériorité, tu sais quelque chose que ces langues ne savent pas ; c'est que tu peux vivre ta vie sans te tabler, ni même te soucier de celle des autres! Leur misère et l'ignorance de leur misère t'élève tout au dessus d'eux. Tes bottes les piétinent, et comble du ridicule, ils ne sont pas capables de le réaliser! TU danses au milieu de la scène, tu t'en fiches de rameuter les regards des pervers sur toi ou au contraire de rebuter chaque mec en chasse par ta façon libérée et déchaînée de danser. Ce soir il n'y a que toi et la musique en pleine lumière, et des ombres tristes et veules aurtours, que tes bottes piétinent...

Pix : Nancy Sinatra

En bonus kitsch!!!! Video

# Posté le lundi 26 juin 2006 11:15

Modifié le dimanche 02 juillet 2006 15:09

People are strange...

People are strange...
>Comme de nombreux groupes de musique, mon 3e opus (article) fut très médiocre et un outrage aux deux précédents ; je retourne donc à la bonne vieille formule, qui parle musique et non polémique puèrile.<


People are strange when you're a stranger,
Faces look ugly when you alone.
Women seem wicked when you're unwanted,
Streets are uneven when you're down.
When you're strange, faces come out of the rain,
When you're strange, no one remembers your name,
When you're strange, when you're strange,
When you're strange!


The Doors - Strange Days

>>>Je me sens comme une rose dans un dépotoire<<<

Situation : sur un banc, tu observes les passants. Il ne fait pas vraiment beau, il ne fait pas non plus mauvais. Tout le monde s'est torturé à savoir quoi mettre sur le dos par cette atmosphère instable et indéfinissable. C'est gagné, ils sont tous habillés pareils.
Toi tu attends, tes potes, pour une après-midi comme nous les aimons : jouer de la guitarre dans la rue, pour rappeler à ces êtres tristes qu'il y a toujours et encore les oeuvres de Dylan ou des Doors à portée d'écoute pour aimer la vie, cette putain sombre, qui danse aujourd'hui sur le rythme de la peur des uns des autres. Fatalement la police viendra nous dire qu'il est interdit de mendier dans la rue, nous expliquerons que nous le faisons simplement pour notre plaisir et, par espoir, pour celui des passants. On ne nous croit pas facilement. Les gens sont étranges...
Retour des ces messieurs un peu plus tard, cette fois-ci nous perturbons par nuisances sonores le voisinage à 15 heures de l'après-midi, un samedi.
Bob Dylan et les Doors sont rélégués au rang des grondements de moteur et des cris d'ivrognes supporters en pleine nuit. Les gens sont étranges...

Baudelaire était un poète maudit, un albatros "exilé sur le sol aux milieu des huées". Nous n'avons certes le 118e millième de son talent, mais à ce moment-là nous le comprenons ; nous nous sentons chargés d'un message de beauté dans un monde d'immondices pour ces hommes plein d'espérances. Mais nos bouches sont muselées par la main de ceux que nous voulons relever.
Messagers d'une nouvelle dans une langue oubliée, perdue et considérée aujourd'hui comme un dialecte vieillot et putride.
Les gens sont étranges...

En bonus : Video1 Video2

# Posté le dimanche 25 juin 2006 14:55

Modifié le dimanche 02 juillet 2006 15:08

Perfect Day

Perfect Day
Just a perfect day
drink Sangria in the park
And then later
when it gets dark, we go home

Just a perfect day
feed animals in the zoo
Then later
a movie, too, and then home

Oh, it's such a perfect day
I'm glad I spend it with you
Oh, such a perfect day
You just keep me hanging on
You just keep me hanging on

Just a perfect day
problems all left alone
Weekenders on our own
it's such fun

Just a perfect day
you made me forget myself
I thought I was
someone else, someone good

Oh, it's such a perfect day
I'm glad I spent it with you
Oh, such a perfect day
You just keep me hanging on
You just keep me hanging on

You're going to reap just what you sow
You're going to reap just what you sow
You're going to reap just what you sow
You're going to reap just what you sow

Lou Reed - Transformer

>>>L'envie de vivre ou vivre l'envie de toi?<<<

Situation : Pour moi le jour parfait, c'est jour de pluie, jour de paresse. Assise sur un canapé rouge, des coussins doux et colorés, à la fenêtre d'un belle maison de campagne chauffée à la cheminée. Il fait bien chaud à l'interieur et dehors la nature se déchaîne, mais ses pluies sont une douce berceuse, en accord avec cette chanson porteuse de paresse de vivre, de bonheurs simples et sublimes. Tu colles ton frond à la vitre, elle est froide et rafraìchit ton regard, le reste de ton corps bien au chaud. Tu pourrais rester ainsi toujours à contempler la pluie aux accords de Lou Reed. Mais sans cette tête sur tes genoux, ce corps endormi près de toi, tu sais que ce ne serait pas pareil. Sans l'être que tu aimes, les choses sont toujours belles, mais ont perdu cette plénitude d'être que seul le bonheur d'aimer et d'être aimée apporte. Mais là tout est parfait, il est près de toi, languis de paresse, et tu lui caresses les cheuveux, les yeux rivés sur ce paysage paradoxal ; la pluie, la grisaille qui t'amènent une joie multicolore et ensoleillée dans le coeur.

# Posté le mercredi 14 juin 2006 06:06

Modifié le mercredi 14 juin 2006 06:20

Sister Ray

Sister Ray
Duck and Sally inside
They're cooking for the down five
Who're staring at Miss Rayon
Who's busy licking up her big manI'm searching for my mainline
I said I couldn't hit it sideways
I said I couldn't hit it sideways
Ah, it's jsut like Sister Ray says
Rosy and Miss Rayon
They're busy waiting for her booster
Who just got back from Carolina
She said she didn't like the weather
They're busy waiting for her Sailor
Who said he's just as big as ever
He's just here from Alabama
He wants to know a way to earn a dollar
I'm searching for my mainline
I couldn't hit it sideways
Ah, just like Sister Ray said
Cecil's got his new piece
He cocks and
shoots between three and four
He aims it at the Sailor
Shoots him down dead on the floor
Oh, you shouldn't do that
Don't you know you'll stain the carpet
Don't you know you'll stain the carpet
And by the way man, have you got a dollar
Oh no man, I haven't got the time time
Too busy sucking on a ding dong
She's too busy sucking on my ding dong
Oh, she does it just like Sister Ray said
I'm searching for my mainline
I said I couldn't hit it sideways
I couldn't hit it sideways
Oh, just like, just like Sister Ray says
Now, who's that knocking
Who's that knocking on my chamber dooe
Now could it be the police
They've come to take me for a ride ride
Oh, but I haven't got the time time
Too busy sucking on my ding dong
She's too busy sucking on my ding dong
Oh, now, just like Sister Ray said
I'm searching on my line
I couldn't hit it sideways
I couldn't hit it sideways
Oh now, just like, just like,
just like.....Sister Ray says.


The Velvet Underground - White Light/White Heat

>>>Le Rock'n roll n'est pas à mettre dans n'importe quelles oreilles, car il est issu d'esprits noirs et terrifiants<<<

Situation : Entrée d'une boîte underground, fréquentée par des artistes pour la plupart. Gros plan sur l'entrée de la salle principale, pourtours de l'entrée plongé dans le noir et à l'interieur reflets rouges. Sister Ray, premiers accords, tu rentres dans le milieu, des filles dansent sous la puissance planante de la coke, les regards sont vides mais on connaît la tempête qui sévit sous les crânes ; c'est ici et maintenant que l'homme a toute conscience de lui-même, qu'il sent les choses, qu'il sent sa vie. Les soucis du monde moderne n'ont plus raison d'être, ici on n'y pense plus, il y a tellement mieux ; la beauté de cette chanson qui passe et qui nous fait nous sentir hors du temps, hors du monde, la sensation psyché qui nous fait découvrir un autre corps que le notre, car on est hors de nous-mêmes.
Il n'y a que l'esprit qui compte ici, esprit élevé dans son paradis artificiel, qui rencontre d'autres esprits, enveloppés de leur costume charnel, et par la Grace on peut contempler ces esprits, sans rien dire.
Sister Ray...ce son tellement dense qu'on s'y perd, comme dans une forêt trop fournie.
Sister Ray...on croit toucher à ce que tout homme recherche. Mais son histoire est morne, glauque. L'homme se recherche.
Sister Ray...un paradis moins artificiel que la drogue et l'acool, c'est la musique.
Artificiel ou pas, c'est mon paradis ce soir.

Image : Where They Come From by Stephen Linhart

Et en bonus du bon Velevt underground en son et en images : Rock'n roll!

# Posté le mardi 13 juin 2006 13:53

Modifié le jeudi 26 juillet 2007 03:58